A top model now standing for the environment

Etre Mannequin : un Métier et un Art

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« Si le mannequinat n’est pas un métier, qu’on me jette la première pierre! » 

Anne Astrid Colette. Mannequin et blogueuse.

Le modèle a longtemps été inaccessible, dans un monde d’étoiles qu’on identifiait 

à un univers parallèle, entre les dieux et les hommes. 

Des modèles affirmés

Aujourd’hui Facebook, Instagram ont fait entrer les mannequins dans le monde réel. Bar Refaeli a plus de 3 millions de fans sur Facebook. Doutzen Kroes a 6 millions d’abonnés sur Instagram. Le compte d’Emily Ratajkowski @emrata, assemble plus de 10 millions d’abonnés.

Etre photogénique ne suffit pas. Il faut faire la différence par sa personnalité, ses choix éthiques, sa manière de s’affranchir des codes établis dans le milieu de la mode depuis des décennies.

Sois belle et tais-toi, c’est terminé.

Vous voulez être modèle ? Affranchissez vous des règles et laisser parler librement votre beauté.

Enviées, copiées, suivies par des admirateurs adulés, les mannequins aujourd’hui ne se déclinent plus dans les hebdomadaires ou les mensuels. On veut les voir chaque jour, chaque minute, chaque seconde. Ce métier est devenu plus intense, plus prenant, plus imposant.

Modèles et réseaux sociaux

Les modèles créent alors des pages Instagram pour présenter leur travail, et développer un pouvoir en imposant leur confiance en elle-même et des causes pour lesquelles elles s’engagent. Les mannequins du monde entier ont désormais des comptes sur internet (par exemple : @angelcandices) car les défilés et les photos d’album ne suffisent plus. Stars des réseaux sociaux, elles font la une des magazines. Elles sont aussi interrogées sur leur manière de vivre, de voir le monde, de s’impliquer dans la vie politique et culturelle de leur pays. Carla Bruni n’est-elle pas devenue la première femme de France ?

 

 

Quand le rêve s’inscrit dans la réalité…

Le mannequin est devenu un modèle de chaque jour et ce modèle change la vie de ses abonnés. C’est un véritable métier. Et à ceux qui vous disent : « C’est facile d’être mannequin. Très simple. Il suffit de poser et tu gagnes des millions sans rien faire », ne les laissez pas dans l’erreur !

Le milieu de la mode est parfois excentrique, électrique, fantasque, brillant. Il faut sans cesse s’adapter à des couturiers différents, à des clients et à des photographes exigeants, qui demandent à leur modèle de vivre devant l’objectif, d’incarner un personnage parfois extrêmes dans un décor lui aussi changeant. L’enjeu ? Etre apprécié(e) par des fidèles admirateurs qui sont avides d’images et de nouveauté.

Plus proche de leurs modelès, les fans suivent ces icônes au jour le jour. On ne les attend pas seulement sur les podiums, sur les aller-retour des défilés de grands couturiers. Elles sont descendues dans l’arène pour entrer dans le quotidien de leurs fans. Car être modèle, c’est être aussi un acteur majeur de la société, c’est être une actrice qui va participer, par ses choix, à un nouveau style de vie.

Les mannequins vont donc de plus en plus participer et déclencher de nouveaux arts de vivre, influencer des adolescents et la perception d’une vie de famille équilibrée. Hier encore, je regardais la story de Doutzen sur Instagram qui affichait ses meilleurs moments avec son père.

Le modèle devient un “role model”.

Elle rappelle à toutes les filles que le rêve s’inscrit dans la réalité. Dans la simplicité du réel. Sur son compte Instagram, Constance Jablonsky en maillot très simple, de loin, donnant la priorité dans le champs de sa photographie à un lac d’Islande. C’est là une autre façon de s’engager pour promouvoir la beauté naturelle, sans fard, destinée à ôter le côté hype des studios photos et à donner un exemple de bonheur simple. Ce qu’exprime cette simple photo ? Un reflet de l’abandon du premier rôle au profit de la beauté de la nature. On voit le mannequin au loin, légèrement effacé dans l’immensité de la beauté naturelle.

Constance Jabonski posing in swimming suit in a lake
Constance Jablonski in Iceland

Le modèle en mode… Polaroïd

Aujourd’hui le modèle a rangé les paillettes et les flash fluo pour se mettre au vert. Il est encore plus difficile de s’imposer sans promettre un monde qui n’existe pas. Et pourtant, c’est l’enjeu majeur du métier. Faire rêver en se mêlant à la foule, et promettre, malgré des qualités physiques indéniables, parfois surnaturelles, que le bonheur est une chose simple et qu’il se conjugue de la même façon pour des millions de personnes. C’est en fait un Polaroïd qui est demandé au mannequin. Une capture pseudo-instantanée de sa propre vie. Le public réclame ces moments car il veut vivre comme le modèle qu’il s’est choisi. Les fans veulent tout voir de leur role model : ses lunettes, ses chaussures, sa voiture, son dernier petit copain et jusqu’à son rouge à lèvre du jour. On veut tout savoir sur elle.

En somme, celui ou celle qui doit être un modèle doit faire un écart par rapport à la norme et nous donner un sens, une direction à suivre.

Le modèle nous émancipe par la liberté qu’il prend. Il est une personnalité remarquable parce qu’il ne ressemble pas aux autres, parce qu’il dessine une nouvelle voix, une nouvelle façon d’être et redéfinit constamment la notion de féminité.

Un secret alors : cultivez votre âme autant que votre beauté !

En savoir plus sur Elytiz.

Thierry A.

 

Combien de Temps Dure la Carrière d’un Modèle ?

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Il y a dix ans cet article aurait été certainement tout à fait différent. En dix ans, la société a beaucoup changé et la révolution féminine ne s’est pas réduite à une guerre contre les hommes. On a revendiqué une fin des dictatures des formes, des couleurs et des âges. Il est certain que commencer une carrière de modèle à 60 ans est moins facile qu’à 20 ans. Mais dans tous les cas, un modèle ne stoppera plus sa carrière à 30 ans s’il le désire.

Modèle à tous les âges…

Il faut dire que les enfants du Baby boom sont devenus les grands-pères et grands-mères du Papy boom. Nous ne ferons jamais rien sans eux. Leur faculté à renouveler notre société associée à leur pouvoir d’achat font que les modèles seniors ont une place de plus en plus importante dans le paysage médiatique. Ils sont de plus en plus sollicités pour les campagnes de communication de grandes marques. Un modèle de 73 ans m’a même confié avoir été contacté pour faire le calendrier des dieux du stade ! Et il l’a fait.

Même la nudité du 3ème âge est de moins en moins taboue lorsqu’elle est accompagnée d’un effort esthétique. A 38 ans, âge auquel un mannequin est normalement déjà retraité, Gisèle Bündchen reste un exemple de la réussite à tout âge. A 33 ans, le modèle brésilien gagnait plus de 42 millions de dollars en 2012 et demeurait le top model le plus demandé. Aujourd’hui Gisèle continue sa route : Elle est devenue ambassadrice pour l’environnement aux Nations-Unies.

Non seulement Gisèle Bündchen a su mener sa carrière de modèle jusqu’à la quarantaine mais elle prouve aussi par sa reconversion qu’un modèle est une femme de tête, et que sa notoriété peut servir une cause honorable .

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Inès de la Fressange ou Linda Evangelista ont donné le même exemple.

A l’image des footballeurs,  la mode étant devenu un phénomène de plus en plus complexe, le mannequin peut également, s’il le désire, faire profiter de son expérience les jeunes modèles et les agences. Devenir le chercheur de « new faces ». Les coachs, les talent scouts, les tendanceurs et les blogs de conseils fleurissent désormais et permettent à des jeunes filles et des jeunes garçons de trouver leur vocation et le chemin de la réussite.

« Passe ton bac d’abord ! »

Ainsi, on peut dire que désormais un modèle peut commencer sa carrière à partir de 14 ans pour les concours . Cependant, il faut attendre 16 ans pour en faire un véritable travail selon la loi fixée par la France. En général, les jeunes modèles préfèrent passer leur bac avant de lancer véritablement leur carrière. Car si l’on prend l’exemple de l’agence Elite, les mannequins exercent véritablement jusqu’à 30-35 ans. Ils envisagent ensuite une reconversion dans le milieu de la mode ou se dirigent vers un univers différent comme celui de la création parfois en devenant designer ou photographe. Beaucoup de mannequins passent en effet devant la caméra. Leur capacité de concentration devant un objectif s’avère utile pour jouer sans timidité devant un réalisateur et une équipe technique. D’ailleurs, on oublie souvent que Monica Bellucci a d’abord signé pour Elite avant de devenir actrice. Kate Upton, Cameron Diaz, Charlize Théron, Diane Kruger, Laetitia Casta ont également été mannequins.

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L’ADN fashion

Finalement, le métier de modèle ne s’arrête jamais. Comme le confiait la « Scout » (chercheuse de « new face ») Lou Carrion, « Ce métier c’est une passion, c’est quelque chose que l’on fait en permanence. Dès que je mets un pied dehors, je suis automatiquement en train de regarder autour de moi s’il n’y a pas une jeune fille qui correspondrait à ce que je recherche ». On comprend ici que Lou Carrion, ancien mannequin, n’exerce pas un autre métier. Elle continue son métier de mannequin mais sous une autre forme. Il y a véritablement un ADN de la mode qui s’inscrit dans le patrimoine du modèle. Lorsqu’on écoute les directeurs d’agence ou les recruteurs les mots « instinct », « flair », « intuition » reviennent régulièrement. Ce milieu imprègne et développe aussi un style de vie. Il y a un univers mode dont on ne se défait que difficilement. Tant mieux d’ailleurs. Le secteur du luxe représente un chiffre d’affaires mondial de 212 milliards d’euros. Chacun, s’il exécute ses idées ou a une vocation, peut y trouver sa place.

Il est certain que dans ce milieu qui implique de se baser sur des concepts plutôt que sur des formes, (la beauté n’étant pas réellement palpable) le modèle doit comprendre qu’il offre à cet univers la silhouette qu’on attend de lui.

Au delà de la notion d’âge, aujourd’hui, le modèle est une femme d’intelligence qui ne doit plus se limiter à être jeune ou belle. Elle doit proposer une manière d’être.

Ce que Saif Maddhi résume par « Les nouvelles gueules ». Un peu à la manière d’une actrice le modèle doit présenter une façon d’habiter son vêtement sans se limiter à le porter…

On peut parler alors du jeu du modèle comme du jeu de l’actrice…

Il appartient donc à chacune d’entre vous de trouver ce jeu ou de le peaufiner !

La réussite est au bout du chemin !

En savoir plus sur Elytiz.

Thierry A.

 

Dash Luce: Comment je suis devenue mannequin

Chaque mannequin a sa propre histoire, je vais vous raconter la mienne…

Je suis mannequin pub depuis 7 ans maintenant. Dans ma vie, j’ai eu la chance de faire trois couvertures de magazine, de travailler comme mannequin professionnel à Paris, Londres, San Francisco mais également au Cambodge et en Chine avec des marques comme Nike, GoPro, LVMH, Samsung, NYX Cosmetics,…

On me demande souvent comment je suis devenue mannequin, voici donc mon histoire…

Cette petite fille pas très jolie

Quand j’étais petite pourtant, j’étais loin de ressembler à ces jolies petites poupées aux boucles dorées et aux grands yeux. J’avais des airs de petit garçon, pas très mignon de surcroît. Celà étant, j’étais un peu plus grande que la moyenne (ce qui n’est malheureusement plus le cas… du moins pas pour une mannequin “classique”) et d’autres enfants me disaient parfois que j’étais moche.

A l’adolescence donc, je frôlais les murs. Je manquais de confiance en moi.

Cette adolescente déroutée par son image

J’avais le sentiment que lorsque je traversais la cour de l’école, les autres me regardaient, me jugeaient en permanence. Oui, c’est tout à fait idiot, mais il est parfois difficile de se mettre dans la tête d’un ado.

Au collège, je faisais de la natation en compétition. J’adorais nager, mais le parcours entre le vestiaire et la piscine me rendait plus que mal à l’aise.

Et à mesure que le temps passait, je devenais une jeune fille malgré moi. Les garçons commençaient à manifester leur intérêt pour moi. J’ai trouvé ça bizarre… et ce n’était pas suffisant pour me rassurer sur mon image.

A 17 ans, j’ai déménagé à Paris, seule, pour commencer mes études.

L’entrée dans la vie active

J’avais envie de me faire un peu d’argent de poche mais mon emploi du temps à l’école variait d’une semaine à l’autre.

Un jour cependant, j’ai découvert l’événementiel : gérer les entrées et stands sur des salons professionnels. Le job était idéal car ponctuel. Les missions s’étalaient sur un à trois jours sur des créneaux variables.

Un hic seulement, il fallait avoir une “belle présentation”, entre autres. Comprenez “être jolie et soignée”. Un camarade de classe m’avait bien prévenue que ce job était très sélectif et que ce n’était pas donné pour moi.

Mais je me suis lancée, et j’ai contacté quelques agences d’événementiel. J’ai été mesurée dans tous les sens et prise en photo. Finalement, “ça passe”. J’ai eu quelques missions (bien pourries d’ailleurs), puis on m’a demandé de faire un book pour avoir de meilleures photos à envoyer aux clients potentiels.

J’ai donc demandé à un autre ami de l’école qui faisait un peu de photo de me faire deux trois clichés. A l’occasion de ce photoshoot, que j’ai appris qu’apparemment j’étais “photogénique”. Je n’ai jamais trop compris en quoi, mais puisqu’il le dit…

L’entrée en agence de mannequin pub

Puis j’ai été encouragée, petit à petit à faire de plus en plus de photos, castings et concours de beauté (oui bien que ce dernier soit complètement inutiles à mon sens)… jusqu’à ce qu’une agence de “mannequin pub” me convoque pour une rencontre. Ca y est, j’étais mannequin en agence. Un peu par hasard il me semble car je ne me sens toujours pas très Kate Moss finalement.

Entre mon premier photoshoot et cette entrée en agence se sont passés à peu près trois ans. Oui, trois ans, c’est énorme, surtout dans la carrière d’un mannequin. 

Et pour cause, je m’y étais mal prise et je partais vraiment de zéro : zéro contact, zéro connaissance des bonnes pratiques et zéro expérience.

J’ai donc passé ces trois ans à chercher les sites et castings sérieux, à travailler gratuitement pour construire mon book, à passer des heures à trouver des photographes avec qui collaborer,… et à travailler sur mes insécurités également.

Pour ne pas aider, mes premiers shoots étaient désastreux car soyons honnêtes, ni moi ni les photographes n’avions vraiment d’expérience. Je ne savais pas poser, sans parler de la gestion des angles, de la lumière, de la colorimétrie et de la retouche… Quant au décor, maquillage et stylisme, j’en rougis encore. Je débutais quoi.

Acquérir de l’expérience

C’est en trouvant les bonnes personnes, en apprenant en accumulant les heures de shootings et les expériences mal ou pas rémunérées que mon oeil pour la photo s’est affiné.

J’ai aussi compris que ce n’était pas rendre service à mes pairs que de travailler gratuitement pour des missions qui devraient être payées… Ce n’est pas juste et ça tire les prix et la profession vers le bas.

J’ai compris également que parfois et pour avoir exactement ce que l’on veut ou gagner du temps, il faut investir soit du temps soit de l’argent dans sa carrière. Trois ou quatre fois donc au cours de ma carrière, j’ai payé pour un photoshoot car j’avais besoin de nouvelles photos dès que possible, et que malheureusement il est parfois très difficile de récupérer les photos issues de collaborations gratuites… Les agences ont besoin de photos récentes, et trop de fois ai-je attendu plus de quatre à cinq mois pour récupérer des photos… Ca peut se comprendre côté photographe, mais c’est vraiment problématique côté mannequin…

J’ai appris à détecter les annonces bidons, à éviter les interlocuteurs louches…

J’ai commencé à être à l’aise devant l’objectif et à la caméra, à savoir quoi faire, à être présélectionnée ou bookée sur des jobs pour des marques et projets sympas et dont les noms et rémunérations me laissent à chaque fois rêveuse… Et aujourd’hui encore, je vois ces mêmes photographes avec qui j’avais fait mes premiers shoots évoluer et aller toujours plus loin.

C’est simple, investissement en expérience = valeur créée.

L’expérience, c’est le temps passé à aiguiser ses talents et à s’y atteler avec passion.

C’est aussi le moment où la passion pour la photographie peut devenir lucrative.

Aujourd’hui, j’ai atteint pratiquement tous mes objectifs personnels dans le mannequinat:

  • Faire une couverture de magazine : check
  • Parution dans GQ et d’autres magazines : check
  • Pub pour cosmétique : check
  • Passer comédienne : check
  • Affichages billboards : check
  • Etre mannequin à l’internationnal : check
  • Lancer un projet pour aider les autres mannequins à atteindre leurs objectifs personnels : EN COURS !

En effet dans le métier, que ce soit à plein temps ou à mi-temps, on veut toujours plus et toujours aller plus loin. Il est donc important de se fixer des objectifs concrets pour atteindre un premier niveau de satisfaction !

Et vous, quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés dans votre carrière?

L’envie de partager

Mon histoire est donc plutôt celle d’une jeune fille qui a mis du temps à comprendre l’industrie et à identifier ses forces et faiblesses et son marché idéal. J’aurais rêvé avoir quelqu’un pour me guider et m’aider à accélérer dans le milieu. Je n’ai pas eu la chance de tomber sur un agent ou une agence investie dans ma carrière pour me faire réellement progresser. Peut-être n’y ai-je pas mis suffisamment de coeur non plus car je ne comprenais pas assez bien l’industrie.

J’aurais pu entrer en agence trois ans plus tôt si j’avais su, et mieux gagner ma vie donc même en tant qu’étudiante…

J’ai donc décidé de lancer Elytiz.

Le concept est le suivant : créer une communauté soudée et un set d’outils et de ressources pour facilier la vie des mannequins et photographes professionels.

Et vous, quelle est votre histoire ?

Je souhaite que ce blog parle de vous, de votre opinion et de votre propre histoire.

Ainsi, si vous vous intéressez au monde de la photographie et que vous voulez soutenir l’initiative, écrivez-nous à info@elytiz.com.